Le Baiser
08/11/2005 01:12 par aimer_la_vie

1917



Tout d'abord une carte de 1908 comportant une étiquette Saint Nicolas, autre sujet prolifique (avec Sainte Catherine)
La plus douce chanson est celle du Baiser,
A son refrain troublant, ah ! laissons-nous griser

En 1912, le baiser tendre de Louis et Yvonne...
|
|
|
En 1917, rêve d'amour, baisers d'amour...

|
Plus proche de nous (?), un vrai baiser de cinéphiles ! |

Tu sais ...
Je voulais par cette petite carte
Simplement te dire que je suis
Super heureuse d'être ton amie
Que cette amitié dure et dure très très longtemps.
Merci à toi d'être là.
Gros bisous remplis de tendresse.

Ton amie
Regardez cet éléphant
il est heureux
il a la trompe
vers le haut,
c'est donc un
porte-bonheur !
Je te l'offre pour....
"le bonheur,
la joie,
l'amour,
la tendresse,
l'amitié,
la paix,
la sérénité,
la chance
et
le sucscès."
À
force
de plaisirs,
notre
bonheur
s'abîme.
(Jean Cocteau)

Il est bon d'être ancien et mauvais d'être vieux.
Souhaiter, c'est rêver ; vouloir, c'est penser.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Pardonnez tout, n'oubliez rien.
Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
L'Homme est une prison ou l'âme reste libre.
La moitié d'un ami, c'est la moitié d'un traître.
L'odieux est la porte de sortie du ridicule.
Victor Hugo
Chacun doit trouver seul le chemin du bonheur
Dans la vie, mon frère Gallion, c'est le bonheur que veulent tous les hommes; mais s'agit-il de voir nettement en quoi consiste ce qui peut réaliser la vie heureuse, ils ont un nuage devant les yeux. Non certes, il n'est pas facile de parvenir à la vie heureuse; car chacun s'en éloigne d'autant plus, qu'il court plus rapidement après elle, s'il a manqué le chemin : quand le chemin conduit en sens contraire, la vitesse même augmente la distance. Il faut donc, avant tout, déterminer quel est pour nous l'objet à rechercher; ensuite, regarder de tous côtés par où nous pourrons y tendre avec le plus de célérité. Ce sera sur la route même, pourvu qu'elle soit droite, que nous saurons de combien chaque jour on avance, et de combien nous aurons approché de ce but, vers lequel nous pousse un désir propre à notre nature. Tant que nous errons çà et là, en suivant non pas un guide, mais un bruit confus et des cris discordants qui nous appellent vers différents points, la vie s'use en égarements, cette vie qui est courte, et qui le serait lors même que jour et nuit nous travaillerions pour le bien-être de l'esprit. D'après cela, qu'il soit décidé où nous allons et par où nous passerons, non sans l'assistance de quelque homme habile qui ait exploré les lieux vers lesquels nous marchons; car il n'en est pas de ce voyage comme des autres : dans ces derniers, un sentier que l'on a pris et les gens du pays, à qui l'on demande le chemin, ne permettent pas que l'on s'égare; mais ici le chemin le plus battu, et le plus fréquenté, est celui qui trompe le plus.
Rien donc n'est plus important pour nous que de ne pas suivre, à la manière du bétail, la tête du troupeau, en passant, non par où il faut aller, mais par où les autres vont. Or, il n'est chose au monde qui nous jette dans de plus funestes embarras que l'usage où nous sommes de nous façonner au gré de l'opinion, en regardant comme le mieux ce qui est reçu par un grand assentiment, et ce dont nous avons des exemples nombreux; c'est vivre, non suivant la raison, mais par imitation. De là, cet énorme entassement de gens qui se renversent les uns sur les autres. Comme il arrive dans un grand carnage d'hommes, quand la multitude se refoule sur elle-même, nul ne tombe sans faire tomber sur lui quelqu'autre qu'il entraîne, et les premiers causent la perte de ceux qui suivent : voilà ce que dans toute vie vous pouvez voir se passer. Nul ne s'égare pour lui seul, mais on est la cause et l'auteur de l'égarement d'autrui. Le mal vient de ce qu'on est serré contre ceux qui marchent devant. Tandis que chacun aime mieux croire que de juger, jamais on ne juge de la vie, toujours on en croit les autres. Ainsi nous ébranle et nous abat l'erreur transmise de main en main, et nous périssons victimes de l'exemple. Nous serons guéris, si une fois nous sommes séparés de la grande réunion. Quant à présent, le peuple tient ferme contre la raison, il défend sa maladie. Aussi arrive-t-il ce qui a lieu dans les comices, où, après l'élection des préteurs, ceux qui l'ont faite s'en étonnent, quand la mobile faveur s'est promenée autour de l'assemblée. Les mêmes choses, nous les approuvons, nous les blâmons. Tel est le résultat de tout jugement dans lequel c'est à la majorité que l'on prononce.
De la vie heureuse (vers 58 après J.-C.), chap. I,
traduction M. Charpentier (1860